|
PLUS
PETIT QU'UN HAÏKU
Rencontre d'un papillon de nuit. Pauvre bête! -> Aphorismes -> Radio-Voltaire -> Commentaires films
« l’amour : le désir de n’exister qu’à travers l’autre. » |
APLUS |
|
« Cette torpeur de l’imagination qu’on a
coutume d’appeler : le courage. » (Hector Bianciotti) |
C |
|
« La culture c’est avant tout la
manière qu’ont les humains de s’intéresser les uns aux autres. » (Isabelle Stengers) |
C |
|
« La dictature, ce pouvoir d’un
pays bourgeois en crise » (Jorge Beinstein) |
|
|
« Par enfant, j’entends toute
personne encore très proche de sa venue au monde. L’âge n’a rien à y
voir. » (Catherine Baker) |
E |
|
EGLISE: mot français qui veut dire
« fermé ». |
|
|
|
F |
|
« world colonisation under
American leadership that we call globalisation » (Charles
Durand) |
|
|
Was it government? The purpose
of government was the guarding of property-rights, the
perpetuation of ancient force and modern fraud. (Upton Sinclair) |
|
|
L’humour Voltairien (ou Brechtien, ou
celui de Jean Rostand) c’est ce qui permet de révéler tout bas ce que
nos maîtres et tous ceux qui nous bourrent le mou cachent tout
haut. » (R Platteau) |
H |
|
HOMME : « une outre de sang et de fade
infini » (Jean Perol) |
H |
|
L’ironie c’est la vengeance de
l’intelligence quand on ne peut rien faire d’autre. (R. Platteau) |
I |
|
« Par joie j’entendrai donc par
la suite le subir où notre âme passe à une perfection plus
grande. » (Spinoza) |
|
|
« . . . le compromis : la
rançon de la liberté » (Léon Blum) {ref. : in
Malraux « Antimémoires » p. 139} |
J |
| Imaginez : si seulement
une organisation se mettait à manifester avec comme slogans : Vive
la communion
des saints ! Vive la résurrection des morts ! Vive la vie
éternelle !
Aussitôt on dirait que c’est une secte, et les gendarmes viendraient
pour les
dynamiter ! (…..) |
|
|
la liberté d’expression : ce don
fait du prince accordé à celui qui n’en fait pas grand-chose »
(Diderot, mais ça n’a jamais été tellement valable que maintenant) |
|
|
SAINTE-VIERGE : personne qui
serait actuellement interdite dans les lycées catholiques ; on
exigerait qu ‘elle enlève son « voile islamique »… |
|
|
« …el sistema neoliberal, cuyo
fundamento es la extrema concentración del poder económico, politico,
comunicacional… » (Gladys Marin) |
|
|
« Bien comprendre que chaque mot
est un préjugé. » (Sullivan) |
M |
|
« l’optimisme (1)est
l’opium du genre humain. » (Milan Kundera) (1) et la « Pensée positive » ! |
O |
|
La politique : « l’ensemble
des raisons d’obéir et des raisons de se rebeller » (Fernando
Savater) |
P |
|
« Définissez la rêverie, ce
frémissement intérieur de l’âme, où viennent se rassembler et comme se
perdre dans une confusion mystérieuse toutes les jouissances des sens
et de la pensée. » (Benjamin Constant) |
R |
|
Supermarché :lieu froidement pensé pour soutirer un max de
blé à un max de gens dans un minimum de temps. (in « CQFD ») |
|
|
La télévision : La voix de nos
maîtres. . . |
T |
|
« Terroriste » :
contraire aux intérêts américains. [en 2002] (n.b. : en
1937 : contraire aux buts de Staline) |
|
|
Tolérance : arme de guerre par laquelle on somme
tout le monde de tolérer ceux qui pensent comme nous et on cherche à
exterminer ceux qui ne pensent ou vivent pas comme nous. |
|
| |
|
|
TOURISME : la gadgetisation du réel.
|
T |
|
La nature de la vie c’est de mourir.
La nature du temps c’est de disparaître à tout jamais. |
|
| |
|
|
CAPITALISME : Main-mise sur la société
par quelques groupes mafio-féodaux, qui la « sécurisent »
(pour reprendre un terme mis à la mode) c. à d. qui la soumettent à
leur pouvoir, et à leurs appétits. |
|
| |
|
|
Seule est vraie la sécurité qui s’accompagne de liberté, tous les chats vous le diront. |
L |
|
| |
|
|
|
Le Pouvoir et le mensonge
sont toujours associés. |
|
|
|
« Ah que le
bonheur peut ressembler à un suicide ! » (1)
et à un meurtre. (1)Franz Kafka |
B |
|
|
« Celui qui veut
connaître la vérité de l’homme doit s’emparer de sa douleur » (1),
pas de ses ricanements. Celui qui s’empare de ses ricanements, il a la
vérité de la société. (1)Georges Bernanos |
H |
|
|
« Ouverture » :
un mot commun aux violeurs et aux capitalistes internationaux. |
C |
|
|
Ailleurs, c’est bien
joli, mais une fois qu’on y est ça devient ici. C’est une bien triste
vérité, et bien ennuyeuse ; une fois qu’on a l’a comprise, il ‘y a
plus de bonheur possible. |
A |
|
|
Amour rime forcément avec
toujours, sinon ce n’est pas de l’amour ! |
A |
|
A-t-on le droit d’être heureux, quand d’autres sont morts ? |
M |
|
|
Au milieu du ramassis de
foutaises dont nous sommes abreuvés, il n’y a guère que le Caligula d’Albert Camus qui nous
fasse entendre une voix sensée. |
V |
|
|
Aujourd’hui on nous
impose la santé comme autrefois le Salut. |
S |
|
|
Autrefois les parents exerçaient un
pouvoir dictatorial sur leur enfants, de nos jours c’est l’Etat. |
S |
|
|
Aux qualités que les
vieux exigent des jeunes connaissez-vous beaucoup d’adultes qui
mériteraient d’être « jeunes » ? |
S |
|
|
C’est beau la confiance,
c’est très divin ! |
C |
|
|
C’est comme les petits
ours, on n’existe que par les caresses qu’on vous fait. |
C |
|
|
C’est l’avenir qui donne
raison des choses ; or on ne connaît pas l’avenir ; donc on
ne connaît pas le présent. |
C |
|
|
C’est sûr qu’il faut
assurer la perpétuation de l’espèce ; il faut remplacer ceux qui
s’en vont sentir la merde à l’hospice par d’autres qui sentiront la
merde dans leurs langes. Et la vie continue ! comme ils
disent ! |
V |
|
|
Ça ne sert à rien d’être
heureux : il n’en reste rien. |
T |
|
|
Caresser ce n’est pas
toucher une chose, c’est comme pétrir de l’âme elle-même. |
C |
|
|
Ce n’est que quand on
touche les corps qu’on touche les âmes. |
C |
|
|
Ce papotage superficiel
et dépersonnalisé que les bonnes-femmes appellent
« amitié » ! |
F |
|
|
Comme c’est funèbre d’enlever les
guirlandes de Noël ! Même quand on n’a pris aucun plaisir à les
mettre. |
T |
|
|
Comment voulez-vous que
la France soit un état de droit si ceux qui sont chargés de le faire
respecter sont les premiers à le bafouer ? |
P |
|
|
Contrairement
à ce qu’on veut nous faire croire, le capitalisme s’accorde beaucoup
mieux avec la dictature qu’avec la démocratie, le monde moderne l’a
bien montré. |
D |
|
|
Dans la vie dès qu’on
fait confiance à ce dont on a aucune raison de se méfier on court à des
catastrophes ! |
V |
|
|
De nos jours la tolérance n’est plus le fruit d’un raisonnement ou de valeurs, et ce n’est plus un combat, surtout pas sur soi-même ! ni une pratique(1), c’est une glorification de l’ordre établi. (1) : la flèche du Parthe ! |
T |
|
|
De plus en plus tout ce
qui n’est pas obligatoire est interdit ! C’est la nouvelle société
dans laquelle on va se retrouver. On est déjà en train de s’y habituer
sans s’en rendre compte. |
S |
|
| |
V |
|
|
Entre mammifères on se
comprend. |
A |
|
|
Envers les enfants tous
les adultes se comportent comme des fascistes. |
E |
|
| Et la
girouette rouillée
qui grince au vent de mer, jusqu’à ce qu’une rafale la jette à terre,
croit que
les constellations la guident. |
G |
|
|
Il faut s’ennuyer – il
faut avoir le temps de s’ennuyer – si on veut avoir quelque chance de
vivre, un peu, à l’occasion. |
E |
|
|
Il ne faut jamais
attendre le moment propice pour faire les choses, sinon on ne fait
jamais rien : le moment propice on ne l’aura jamais . |
V |
|
|
Il ne faut jamais faire
aveuglément confiance à ce dont à priori il n’y a aucune raison de se
méfier, sinon on court à des catastrophes. |
V |
|
|
Il va bientôt falloir
qu’au nom de la liberté les gens manifestent aux cris de « Nous
revendiquons le droit imprescriptible d’être gros, sales, malades, et
malheureux ! » |
L |
|
|
Il vient toujours un
moment où le chagrin est la seule chose qui nous rattache
encore à la vie, le seul acte de foi en la vie qui puisse rester. |
C |
|
|
|
|
|
|
Il
y a deux sortes de gens : ceux aux yeux de qui avoir soif de
l’impossible est un défaut, et ceux aux yeux de qui c’est une qualité. |
H |
|
|
Il y a des fois plus de sagesse dans les
corps que dans les âmes, les corps aiment souvent mieux que les âmes. |
C |
|
|
Ils appellent leurs
esclaves « collaborateurs », c’est la « langue de
bois » de l’Entreprise. |
C |
|
|
Je ne sais pas l’italien,
et ça me désole, à quoi ça sert de vivre si ce n’est pas pour savoir
l’italien ? A quoi ça sert de vivre si ce n’est pas pour
aimer ? |
C |
|
|
Je ne sais plus pleurer,
donc je ne suis plus. |
H |
|
|
Je voudrais tellement
pouvoir aimer quelque chose, ne fusse que moi-même, mais c’est
impossible : il n’y a que mort, évanescence et vanité. |
V |
|
|
L’avortement et
l’euthanasie : la méthode-Hitler pour se débarrasser des
indésirables. |
M |
|
| L’habitude
est un dieu
pervers |
H |
|
|
L’habitude et la
superstition : deux choses qui peuvent tuer, aussi bien au niveau
des individus qu’à celui des peuples. |
H |
|
|
L’homme est fait pour
marcher et pour faire l’amour, lorsqu’il ne fait ni l’un ni l’autre ses
muscles et son corps se dégradent. |
A |
|
|
La beauté n’existe pas.
Elle n’est que dans le regard, le cœur des gens. Et le cœur des gens
meurt. |
V |
|
|
La cause de
l’optimisme c’est la faiblesse du cœur humain. |
O |
|
|
La démocratie ?
C’est comme la monarchie, sauf simplement qu’on laisse au peuple le
soin d’arbitrer entre Henri III et le Duc de Guise. |
D |
|
|
La Fontaine avait
raison : les imbéciles sont dangereux, même quand ils vous aiment. |
I |
|
|
La fraternité avec tous
les siècles est la seule chose qui puisse donner un simulacre de sens à
la vie. |
H |
|
|
La futilité humaine est
sans limite ; mais sans elle d’ailleurs on ne pourrait vivre,
puisque tout ce qui nous entoure, notre vie, et tout ce dont notre
esprit peut se nourrir, est futile. |
V |
|
|
La lâcheté est l’arme
habituelle … des puissants !! |
P |
|
|
La mémoire c’est ce qui
fait vivre la vie, c’est prendre le parti de la vie et de la
vérité ; c’est pourquoi l’absence de mémoire ou le refus de la
mémoire, et sa disparition, c’est prendre le parti de la mort, c’est
tourner paresseusement le dos à la vie. |
M |
|
|
La mort est la seule chose qui soit
éternelle. |
T |
|
|
La nature de la vie c’est
de mourir. La nature du temps c’est de disparaître à tout jamais. |
V |
|
|
La seule chose qui, en
fin de compte justifie l’existence de la police, c’est que c’est un
moindre mal : si ce n’était pas les voyous en uniforme ce serait
les voyous proprement dits, les voyous sans uniforme, qui feraient leur
loi, et ce serait pire. |
P |
|
|
La seule façon sérieuse
d’être citoyen de quelque chose c’est d’être « citoyen du
monde ». |
M |
|
| La
vanité d’auteur est en
fait une espèce de désespoir pitoyable. |
T |
|
|
La vérité ne prend pas
beaucoup de place, quelques neurones ; et elle disparaît avec eux. |
V |
|
|
La vie commerciale et la
politesse transforment les gens en objets, contrairement à l’érotisme. |
S |
|
|
Le manque de temps
empêche de vivre, et tue les valeurs. |
H |
|
|
Le modernisme n’est plus
ce qu’il était, il ne reste que la nostalgie. (1999) |
M |
|
|
Les chats ont plein de pattes partout, dans tous les coins.
|
C |
|
|
Les distractions des
adultes, quand ils sont ensembles, sont à peu près juste un peu moins
intelligentes et créatives que celles d’un enfant de 3 ans. |
S |
|
|
Les femmes n’ont aucune
notion de morale, elles n’ont que des notions de bonnes manières. |
F |
|
|
Les femmes n’ont pas de
sensibilité, elles n’ont que de la susceptibilité ! |
F |
|
|
Les femmes n’ont pas le
sens des valeurs, à la place elles mettent le sens des convenances. |
F |
|
|
Les gens, de nos jours ne
sont pas démocrates, ils sont respectueux de l’ordre établi, simplement
l’ordre établi porte le nom de « démocratie », c’est ce qui
fait illusion. |
S |
|
|
Les parents ont bien de
la chance que les enfants soient des êtres versatiles et pas
rancuniers ! . . . |
P |
|
|
Les phantasmes
mythologiques sont faux, qu’on pratiquait tant. Tout ce qu’on a inventé
pour les remplacer, et jusqu’aux sensations des poètes et des artistes
sont faux. |
V |
|
|
Les publicitaires
prennent vraiment les gens pour des cons . . . Et
apparemment ils n’ont pas tort. |
P |
|
|
Les souvenirs il n’y a
que ça de bien : les souvenirs communs, les souvenirs communs avec
quelqu’un de vivant. |
A |
|
|
Ne critiquez pas les
innovations du modernisme : elles deviendront si vite un passé
révolu qu’on regrette ! |
T |
|
|
On a besoin des citations |
C |
|
|
On a besoin des citations pour avoir un lieu commun avec les
humains, une « meïdan » ; et pour se constituer un lieu
particulier à soi. |
C |
|
|
On a tort de critiquer
les drogues, puisque la vie humaine n’est possible que dans
l’inconscience. |
V |
|
|
On empêche les garçons
d’être câlins, à cause de préjugés ridicules et qui leur coûtent cher. |
C |
|
|
On ne peut être heureux
que sans y penser, et sans le vouloir. Si on recherche le bonheur on ne
peut être que déçu. |
B |
|
|
On ne vit que
d’équivoques et de mensonges. |
V |
|
|
Politiqement correct. |
V |
|
|
Politiquement correct. |
T |
|
|
Quand on achète un
vêtement on achète du profit spéculatif, avec un peu de textile dedans. |
C |
|
|
Quelle
tristesse !
Quelle douleur, d’apercevoir un beau chemin de terre filant tout droit
dans la campagne et de ne pas pouvoir l’emprunter. |
C |
|
|
Rien n’est plus
indispensable à la vie que des souvenirs partagés. |
|
|
| Seul avec les animaux
existent les vrais rapports humains, et l’universelle métaphysique. |
A | |
| Selon
Kant, nous rappelle
Unamuno, nous devons considérer nos proches, les autres hommes, non
comme des moyens, mais comme des fins. Ce qui condamne le salariat.
Mais pas l’érotisme. |
M |
|
|
Si l’amour que nous
ressentons pour les animaux est souvent plus pur que celui qu’on porte
à des humains c’est qu’il nous amène tout de suite à l’essentiel. |
A |
|
|
Si on veut pouvoir
supporter la vie il faut ne rien en attendre. |
B |
|
|
Si on ne sait pas rêver
on ne vit pas. |
R |
|
|
Tous
les japonais qui se sont extasiés devant la beauté du matin sont morts. |
V |
|
|
Tout le malheur de nos
relations humaines vient de ce qu’on ne sait plus se donner. |
D |
|
|
Un être qui n’est pas
caressé, n’existe pas. |
C |
|
|
Une maison qui n’a pas
ses fenêtres ouvertes n’est pas une vrai maison. |
M |
|
|
Une ville où les églises
ne sont pas ouvertes n’est pas une ville. Une maison dont les fenêtres
ne sont pas ouvertes n’est pas une maison. une route où on ne peut pas
s’arrêter sur les bas-côtés n’est pas une route. |
E |
|
|
Y’en a marre de ces
bien-pensants qui « bétonnent », de ces gens heureux – mais à
quel prix ? – qui s’estiment raisonnables, mais qui ne sont que
médiocres et égoïstes ! |
|
|
15/8/2003
Lettre à un enfant qui a regardé la télévision en Août 2003
la morgue de l’hopital :
-« Tu vois, voilà ton avenir, ton seul avenir,
voilà
pourquoi tu es né, pourquoi tu es venu au monde, rien d’autre ; et
toutes
les belles phrases dont on te gave à l’école, se ramènent à ça ;
et le
monde entier, et tout l’univers va se retrouver là dedans, car tout
n’existe
que par toi, et toi mort, le monde, l’univers entier disparaît comme
s’il
n’avait jamais été, on peut même dire que tu y es déjà
rétrospectivement, que
c’est déjà fini, avant que ça soit commencé, puisque tout est amené à
disparaître, et toute ta vie, la joie dont tu peux rêver, ta maison,
tes
amours, ta liberté de mouvements.
Dernières
Nouvelles :
On mande de
Constantinople que le Grand Mufti de
Maty-Gnon a décidé d’interdire à ses sujets de sexe masculin le port de
la
casquette (qui reste étrangement autorisé à ses sujets de sexe féminin,
par un
singulier favoritisme) et ce dans tout local scolaire ou philosophique
dès
l’entrée d’iceluy, et pour faire bonne mesure également en tous lieux
aux
fonctionnaires publics, et tant qu’à faire également dans les hôpitaux,
les
malades chassés dussent-t-ils en crever « endus patientium ergo crevari », et pendant
qu’on y est
également dans les entreprises.
En effet un
avis
unanime de ses Docteurs de la Loi a décrété que porter une casquette
sur sa
tête (sur le port des chaussettes montantes aucun avis n’a encore été
prononcé
à ce jour) était un enfermement du Mâle et une humiliation
insupportable à
l’égard de ce sexe malheureux. Aussi le Grand Mufti de Maty-Gnon a
conclu
qu’interdire sous peine d’excomunnication à ses sujets de se vêtir
d’une
casquette c’était les libérer, prenant ainsi exemple sur
l’ancien Sultan
de Berchtesgaden, qui avait interdit à ses sujet de se serrer la main
et de
dire « Guten Tag » pour se
saluer, les libérant
ainsi du totalitarisme franc-maçon.
Le port de la
casquette étant considéré par les cadis de Maty-Gnon comme un signe
d’appartenance religieuse, le Grand Mufti pour ne pas être taxé
d’intolérance a
décidé d’interdire tout signe de foi religieuse quel qu’il soit :
ainsi
sera interdit aux chrétiens de faire le signe de la croix, aux
musulmans de se
prosterner, aux juifs de s’abstenir de porc (au besoin on leur en
entonnera de
force), aux végétariens de se priver de beefsteak, aux bonzes de porter
une
robe jaune (obligation de port du jeans de la marque « Rica-Lewis » pour tous), et
aux psychanalystes de détenir un divan chez eux.
De
New-Delhi :
On
annonce que
le Premier Ministre BJP de la République Indienne, M.
Atal Behari Vajpayee a fait voter une loi interdisant les écoles,
lycées et collèges indiens aux filles qui ne laisseraient pas voir leur
nombril. En effet porter un vêtement qui couvre la taille est un signe
religieux ostentatoire chrétien. Or comme le christianisme n’est pas
une
religion autochtone en Inde, puisque, de même que l’Islam, elle est née
au
Moyen-Orient, sa présence apparente ne saurait donc être tolérée dans
un état
laïque comme l’est la République Indienne.
La présidente de la principale association
féministe indienne, a déclaré hier que la port de vêtements conçus pour
cacher
le nombril était incompatible avec la dignité de la Femme, et qu’il
fallait
donc libérer ceux qui ont choisi d’en porter, en leur interdisant
d’en
porter.
Dernières Nouvelles :
M. Douste-Blazy, ministre de la santé vient de signer un
décret
interdisant aux gens la consommation de petits-pois de leur jardin,
pour des
raisons de sécurité, à cause des risques sanitaires qu’ils peuvent
présenter,
et de leur non-conformité avec les normes européennes.
Des brigades de
Médiateurs de Santé Citoyenne parcourront le pays à la recherche
d’éventuelles
cultures de petits pois et auront pour tâche de faire prendre
conscience à nos compatriotes des
responsabilités qu’ils ont envers leur propre santé, et en cas d’échec
se
chargeront de procéder au signalement auprès des forces de sécurité.
L’association
nationale « Santé Sécurité » a publié un
communiqué réservé sur cette mesure : en effet, a-t-elle déclaré,
cette
mesure est très insuffisante, car elle méconnaît les risques liés à la
consommation de carottes hors des contrôles sanitaires réglementaires.
Quelques réflexions en complément du courrier sur la fraude dans les transports publics :
En fait
il faut
remonter en
amont : tout ça dès le départ
n’arriverait pas si (par un
soucis de rentabilité capitaliste) la SNCF n’avait pas
supprimé (depuis 1976) les contrôleurs à l’accès aux quais ! . . .
.
(1)
lesquels pouvaient d’ailleurs aussi renseigner (car on pouvait avoir de l’information à l’époque !). Maintenant c’est « contrôlez-vous vous-même ! » et flicardisation du métier : socialement malsain (et méprisant envers le client)
[(1) A l’époque tout était normal, paisible, régulier, commode, convivial, et le souci de la SNCF était le soin des besoins pratiques et des conditions de vie des voyageurs]
De même, ont disparus les horaires du réseau librement accessibles, les sièges, les salles d’attente, les consignes à bagage, la possibilité de monter dans le train dès qu’il était à quai, la possibilité d’ouvrir les fenêtres, et la possiblité de changer d’avis (ou de rater son train !) et de prendre le suivant sans perdre son argent ! (et le droit de fumer sur les quais !) Devant un tel mépris des gens et des condition de vies qui deviennent de telles « galères » allez vous étonner que ces dérives méprisantes, j’m’en–fout-istes et capitalistiques en entraînent d’autres ! C’est un pourrissement général de la civilisation qui se défait, et qui a été initié par l’institution.
Quand on lit des textes se déroulant dans des pays du Tiers-Monde on retrouve avec un pincement au cœur cette liberté et cette convivialité et on se rend compte à quel point elle a disparue chez nous. Quand par exemple deux jeunes mariés de la Chine communiste (censée être moins libre !) à l’arrêt dans une ville décident sur un coup de tête d’arrêter là, et de poursuivre leur voyage le lendemain ! eh oui ! eux, ils le peuvent encore, ce qu’on pouvait faire en France autrefois ; maintenant avec les réservations obligatoires ce serait impossible et ils perdraient leur argent ! Où quand on nous décrit une foule de voyageurs dans un train en Inde attendant le départ du train, se penchant par la fenêtre pour regarder, parler ou acheter quelque chose à manger, toute une liberté, une décontraction , un confort de vie de nos jour impossible dans nos trains aussi hermétiques et tout interdits que le totalitarisme flico-politiquement-correct dont ils émanentPlusieurs se
trouvent sous
forme papier le long de mon Journal intime 1984-2002. un ou plusieurs
déjà dans
le fichier informatique « pensées ». ils sont à joindre à
ceux-ci pour tous les rassembler par titre
à la suite.
*
29/3/1992 Vu « Ombres et Brouillard »
de Woody Allen, c’est un conte philosophique. Très beau, très complexe,
marrant, émouvant. C’est Woody Allen, l’auteur, et l’acteur aussi, et
son
visage qu’évoque la critique. Le scénario est fait pour finir en
tragédie, mais
comme d’habitude il y échappe par une pirouette.
Ce cœur pur à l’air de minus en naphtaline
et qui est
sans doute l’être le plus inoffensif de sa ville, peut-être le seul)
qui
se veut trop honnête, trop ouvert à la vie, et à la raison, à
l’honnêteté, donc
à l’impuissance, qui a gâché sa vie par ses hésitations, piégé dans une
machine
infernale devrait finit pendu jugé et condamné comme étant le tueur
psychopathe. Il se sauve en acceptant finalement (
…..) de devenir l’assistant de l’illusionniste. C. à d. :
dans cette machine infernale qu’est la vie le seul « salut »
ce sont
les illusions.
Mais les choses ne sont pas ce qu’on croit
qu’elles
sont. « On a besoin de choses solides sur lesquelles on peut
compter » dit-il (cf. la
scène finale de « Manhattan »)
Mais il
s’aperçoit que sa fiancée n’est pas celle qu’il croyait. Ça arrive souvent dans la vie qu’on
s’aperçoive que la
femme qu’on aimait n’est pas, n’a jamais été, ce qu’on croyait, qu’on
croyait à
un être de lumière sur lequel on pourrai compter et tout s’effondre
quand son
vrai visage se révèle dans l’épreuve. N’est-ce pas ?
*
28/11/2002 vu « l’homme sans
passé »
de Aki Kaurismaki (un finlandais), primé à Cannes ;
Quel monde sinistre et morbide comme c’est
pas
permis ! D’une totale déshumanisation et d’une profonde barbarie.
L’inde
(même les bidonvilles de l’Inde !) est un monde dix fois plus
civilisé et
dix fois plus humain que la Finlande !
C’est bien un pays nordique, on sent très fort qu’on est dans ces pays où on a
stérilisé les femmes qui se teignent les ongles de pieds en rouge et où
on met
en prison les clients des prostituées ! C’est l’image du monde
orwellien
et barbare que nous préparent le capitalisme + Sarkozy + la politically
correctness. La « citée de la Joie » de Calcutta c’est un
espace
d’humanité (même le parrain mafieux ! en comparaison ! même
lui !!) de civilisation, de solidarité et de douceur, et de joie,
c’est une
vraie soirée dansante, en comparaison avec la Finlande de l'an 2000! La
femme (dans le
film) du guichet de l’ »ANPE », si j’avais la possibilité de
l’écraser sous mon talon, en tournant bien, je le ferais avec plaisir.
Ce film pue la mort. Et vous fait aussi
comprendre,
encore mieux que tout un site Internet d’antimondialistes ou
d’anarchistes, à
quel point on est enfermés sans espoir dans un bagne. Et que quand on a
accepté
dans les années 70 de se laisser « bancariser », on a signé
notre
arrêt de mort, et celui, très concret, de milliers d’êtres, et celui de
la
Civilisation. Il aurait fallu alors se révolter et brûler les carnets
de
chèques.
Ces finlandais nous montrent un peuple
profondément brutal,
égoïste, et rustre. Les seuls êtres qui respirent l'humanité là-dedans
ce sont les chiens.
*
134) 12/3/2003 Vu « monsieur
Schmidt » film
d’Alexander Payne. TB. C’est très emouvant, les acteurs très
bons ; Ca
fait fort penser à cet autre film américain « Mort d'un
commis
voyageur » ; ça évoque aussi par moments le Dictionnaire des
Idées
reçues de Flaubert, en beaucoup plus cruel. Ça se passe aux USA mais
c’est non
seulement une « devastating » (comme on dit en anglais)
condamnation
des américains-moyens mais tout aussi bien des français-moyens. Et pas
seulement de ce qu’est devenu le christianisme aux USA
mais tout
autant de ce qu’il est devenu en France ! Ça décortique dur !
et ça met à jour bien des choses dans la psychologie sociale.
Et puis encore une fois, comme « La
maîtresse du
lieutenant français », « Le huitième jour », etc, tant
de films,
le spectacle et la dénonciation de ce que c’est que les femmes.
Profondément
affligeant et répugnant. Et bien entendu une fois de plus cela montre
que
contrairement à de vieilles
idées reçues ce sont les hommes qui sont
sentimentaux, vulnérables et sensibles, qui sont de vrais êtres
humains, et les
femmes matérialistes, égoïstes, « positives », bouffées par
les
conventions et sans cœur.
*
6/10/2003 « A cinq heures de
l’après-midi » ( l’heure de la
mort chez
Garcia Lorca ) : tu vois, que ce soit chez Kiarostami ou
Makhmalbaf (et le
père aussi) il y a une école iranienne de cinéma, on retrouve ce côté
« contemplatif », cette sensualité lente et attentive des
images,
leur splendeur, leur poids, etc, il faut le voir pour comprendre. Et
cette
attention aux êtres si forte, attention silencieuse, et pleine de
respect.
Makhmalbaf
ne caricature pas du tout ses vieilles badernes
« fanatiques », ils
sont d’une profonde humanité, et même parfois d’une grandeur
« antique » , et c’était pareil dans le « voyage de
Kandahar » le vieux qui s’appliquait, comme un Saint François
d’Assise, à
rendre grâce à Dieu pendant qu’il se faisait dépouiller par les voleurs.
En fait, contrairement à ce que vous
font croire les journalistes, le
thème
« émancipation de la femme », forcément d’actualité dans
l’Afghanistan post-Taliban, et qui fait saliver et se masturber
intellectuellement tous les politiquement corrects et les bien-pensants
de
notre occident, n’est pas le seul thème du film. C’est un film très
triste, à
l’image de la condition des afghans, ça a aussi un côté Beckett
(Samuel).
Et
puis c’est un film à montrer aux espérantistes pour les alerter sur
l’hégémonie
de l’anglais !!!! et le besoin urgentissime de subventionner le
projet
« Zaban-e-Salam » de former des professeurs d’Espéranto
afghans !
En tous cas on voit qu’en
Afghanistan c’est comme
en France (en Occident, aux USA ou en Suède c’est encore pire) :
les
hommes
afghans se sont persuadés que de voir le visage d’une femme c’est
sexuel, et
que ce qui est sexuel c’est mal et pervers, alors ils ont honte de les
regarder, se tournent contre le mur et demandent pardon aux autorités
(en
l’occurrence Dieu ; heureusement, lui, pardonne !! ……)
en
France
maintenant c’est pareil: on a intégré aux hommes la honte du désir
sexuel et ils
(et d’abord elles) sont persuadés que c’est mal, sale et pervers.
Et puis, Tu vois en Afghanistan ils
sont, maintenant que les Talibans sont tombés, moins
répressifs qu’en Angleterre : la femme qui levait son voile se
faisait tout
juste critiquer par le vieux croûton, entendre dire que c’est un
péché de
ne pas être couverte, et sommer de descendre de sa carriole, mais en
Angleterre, le gars qui randonnait tout nu, il a été arrêté par la
police,
et condamné à de la prison !
*
« Dirty pretty
things » film de Stephen Frears. Excellent film. Grand film. Voilà l’image toute crachée et précise du
monde
actuel.
Et
pour une fois je crois que Jacqueline aurait aimé…..
Et
le rôle principal (Akwe) est quelqu’un de bien. Mieux que la femme,
bien sûr,
comme toujours.
*
J’avais acheté le video-disque de
« Le vent nous emportera »
d’Abbas
Kiarostami (vraiment le cinéma iranien est un des meilleurs du monde en
ce
moment, avec également ce que j’appellerais le Néo-Réalisme anglais Ken
Loach,
Stephen Frears, Mike Leigh, etc)
Je
l’ai regardé. Que de choses à dire ! que de thèmes à
aborder ! Un
voici un : contrairement aux phantasmes que s’entretiennent
complaisamment
les occidentaux, dans la vie quotidienne de ce village (en plus
village !
donc traditionnel, pas des intellectuels ou des bourgeois
occidentalisés) pas
du tout d’ambiance « lourde » religieusement, pas de
puritanisme
(peut-être moins que dans la France actuelle où tout est interdit par
« politically correctness »), des sous-entendus grivois entre
hommes
et femmes, une attitude sereine et pleine d’assurance chez ces
dernières (et
pas la réserve et la peur paranoïaque qu’on constate maintenant en
France de
leur part !), une convivialité libre et tranquille comme dans les
villages
français d’avant-guerre.
Et
par ailleurs une qualité et une chaleur des rapports humains, une
liberté
d’aller et venir dans l’espace public qu’on ne connaît plus en Europe
aujourd’hui !
*
Janvier
2004 ) Vu « Un Roi sans
divertissement » de Giono(le film) ; oui ça mérite
d’être
classé parmi les classiques. Et c’est un chef d’œuvre filmé (par Giono
même) de
main de maître, tout y est pensé savamment jusqu’aux moindres détails.
Le
procureur, vers la fin il fait un peu CHEREA. « quatre soux de
vie, il ne
faut pas jouer avec » ouais ! bien sûr il a tort en fait et
l’autre
film, le film italien d’il y a quelques mois « Nos années »
(« i
nostri anni ») montre très bien que non seulement quatre sous de
vie mais
80 ans de vie ce n’est RIEN (n’est-ce pas Jacqueline ?), et pas
seulement
la vie, mais tout ce dont on la remplit, y comprit les valeurs et tout
ce pour
quoi on se passionne et est prêt à mourir et à tuer. Rien du tout. Fini.
*
9/2/2004
Vu « LA FIN DU REGNE ANIMAL » c’est un film horrible. C’est
un très
beau film.
C’est
un film qui a tout pour devenir un film-culte, auprès de écologistes
par
exemple.
C’est
un film aussi horrible qu’un film qui raconterait Auschwitz.
(Et
c’est révèlateur de l’unité foncière du mal, croyez vous qu’il y ait
une
différence entre les gendarmes français (que faisaient ils en 40-45 au
fait ? ils ont obéis aux ordres) et les SS ? non, non, les SS
aussi
faisaient leur devoir sans état d’âme, c’est pareil, on leur avait dit
sur les
juifs la même chose que les autorités vétérinaires, et ils étaient
aussi sans
âme et impavide devant des êtres qu’ils ne reconnaissaient pas)
Son
titre devrait être en fait « Le triomphe de la mort » et de
tous ceux
qui sont de sont côté, qui la propagent, l’imposent en font le culte,
sont ses
hommes de mains fanatiques et dévoués.
A
la fin il ( le héros du film, Noël) s’enferme avec tous les animaux
restants du
village et se fait bruler vif avec eux dans sa grange. Après ce qu’il a
vu
quelques heures avant, et ce qu’il a été amené à faire (la vieille
brebis) ça
se comprend. C’est logique.
Ca
n’a rien d’étonnat que cette France se met à voir rouge pour le moindre
bout de
tissus qui témoigne que quelqu’un croit en Dieu !
C’est
bien l’alliance de Raffarin-Sarkozy-la ligue- d’action- Laïque-
les-nouveaux-calotins-de- l’Ordre, et la société décrite dans
« Brave New
World »
qui est la notre aujourd’hui, la flicaille (la flicaille éternelle, le
seul
Internationale imperturbable) les ayatolllahs du Freudisme et du culte
de la
mort. Les bonnes –femmes, en tout cas celle de notre époque, ces Anges
de la
Mort, qui ont d’ailleurs le physique de l’emploi: maigres, raides
et
glacées,
toujours tendues , aussi blindées et fermées qu’une Entreprise moderne,
elle
ont le même look qu’un tiroir de morgue et contrairement aux chiens,
(et même
aux moutons, si l’on en croit le film) elles sont incapables d’aimer
qui que ce
soit, c’est tout à fait incompatible.
Enfin,
la morale est sauve !…. - la morale de l’athéisme et du
matérialisme ! - puisque que tous les phénomènes bizarres du films
ont en
fait une explication naturelle !
Un
film désespéré et désespérant.
*
26/5/2004
« Printemps, été, automne, hiver, et printemps », c’est un
exposé
romanesque de la métaphysique bouddhiste en fait, le karma, le désir,
etc.
Bref, si au lieu du Bouddhisme, si ç’avait été l’Islam que l’auteur
aurait
ainsi exposé, le film aurait été "descendu en flammes" par tout
le
monde,
et sa projection aurait été interdite en France, et si jamais le
réalisateur
aurait osé se pointer, il aurait été aussitôt arrêté par la police et
expulsé.
*
14/5/2004 Baboussia
Ce
film – Baboussia – est, je m’en doutais, tout un tableau de la Russie
de
l’après communisme. Tout y est, ou beaucoup. Et l ' "éternelle
Russie"
des forêts et des clairières. Et quel contraste entre les russes
modernes : maigres, dures, fermées, pequeneuses ( bref comme les
françaises de maintenant !!) et celles de deux générations avant,
les
vieilles paysannes, rondes épanouies rieuses, toujours des chansons aux
lèvres,
humaines, tendres et débordantes d’affection, palpable, réelle «(forta
palpa
kuneco » comme disait Claude Piron) et un cœur en or. La scène la
plus
sublime est sans doute celle où lors de la soirée d’adieu dans le
village la
vieille ( le nom ?, celle qui se casse la jambe, la mère de l’ivrogne,
mais
qui a
un cœur et du respect pour sa mère et sa tante quand il est sobre) se
blottit
contre Baboussia et la caresse tendrement, et le regard
que lui rend
Baboussia. Et tu te souviens du moment où elle a faillit mourir
prostrée sans
manger parce que sa fille était morte, voilà ! elle faisait
simplement
comme les animaux des histoires, si nombreux ! et pas seulement
des
chiens, mais aussi le chat Kout d’Elian Finbert et des oiseaux, etc,
qui se
laissent mourir de chagrin, refusent de jouer, bouger, manger, et
meurent,
c’est ça la façon normale, et logique, et lucide, de se comporter quand
on est
un être humain. Ceux qui survivent ne sont pas des êtres humains, tout
simplement. Et ceux qui trouvent ça bien sont des monstres pervertis.
Et des
idéologues de la religion de la mort.
-
Ce film, c’est (un peu manichéen ?
non, justifié tout simplement) la condamnation du mode de
vie
moderne et des mentalités qui vont avec. Et dans la Russie
postcommuniste c’est
encore aggravé par ces fameux « Nouveaux russes », ceux qui
ont
compris le capitalisme ! … (et en sont les victimes, sans s’en
rendre
compte), en contraste avec la vie au village, encore comme avant.
Oui
j’ai encore eu la chance de vivre mon enfance à une époque où il y
avait encore
une France, dans une vraie maison un
vrai foyer, o ù il y avait toujours quelqu’un à la maison. Une
France
équipée et à visage humain, où il y avait autour une VILLE, une vraie
avec des
magasins, des bornes fontaines, tout ce dont on a besoin, mais par
contre pas
un seul digicode ni caméra de vidéo-surveillance. Une société qui était
encore
civilisée, des églises où il y avait encore des gens qui prient, et
dont les
portes étaient ouvertes !!! des églises avec des sacristains. Des
vitrines
décorées pour Noël, et à Noël des chants de Noël à la radio et le reste
de
l’année PLEIN, plein de choses de tous genres à la radio. Un pays
moderne et
encore à visage humain. Une maisons où tous les gens de la ville
venaient y
passer leurs commandes aux Galeries Lafayette. Bon, c'est parce qu’on
ne le
savait
pas, mais en Algérie on commettait autant d’atrocités qu’en Tchétchènie.
Sans
doute il n’y a plus qu’en Inde qu’il y a encore de la civilisation. En
Inde et
en Ouzbékistan. Et sans doute aussi en Amérique Latine (coté peuple !)
*
Vu
« Ultranova » de Bouli Lanners, film belge de 2004. C’est un
très bon
film, Très artiste et pensé.
Là
aussi c’est encore une fois un sacré résumé de la société
contemporaine !
de notre société détraquée, pervertie et accessoirement déshumanisée
par l’âme
du Libéral-Fascisme actuel, on y voit bien le contenu (et les
symbolisations
matérielles en locaux !) et la perversion, l’absurdité à la Kafka
et le
cynisme grotesque à la Ubu, du monde à la W-Bush-Doustes-Blazy !!
et le
fascisme glacé de notre Civilisation de l’Assurance et tout ce qu’elle
recèle
de stalinisme. (et de déshumanisation surréaliste, mais ça,
malheureusement ça
n’est encore que son aspect superficiel, au cœur c’est encore plus
pervers et
plus anti-humaniste !
Jusqu’à
ces immeubles avec leurs placrages de baies vitrées hermétiques en et
place de
fenêtres, ces Fleury-Mérogis blindés et digicodés en lieu d’immeubles.
Et las
but not least ces enterrement qui sont autant de petits Auschwitz
de salon…Tout
y pue la société actuelle
Et
la mort du plus « puant » ( non, le plus puant c’est le
capitalistoflic de la benne, et c’est lui aussi le plus représentatif,
à lui
seul il résume toute l’idéologie du Régime actuel) de ces
personnages
est une sacré trouvaille ! Et comme toujours la mort vient
révéler
l’absolu néant de toute cette « civilisation », ces
conceptions, ces
« valeurs » (boursières ! enfin, les autres ne durent
pas
davantage…)
Le
désappointement final de l’obsédé des femmes enceintes (sans doute
encore un,
qui a été largué comme un bout de papier gras par une ex-femme, qui a
gardé les
gosses, et lui réclame une pension alimentaire, après lui avoir démoli
la vie)
a un goût nihiliste de Le Petit Prince de Saint-Exupéry (bien
sûr !
c’est un livre nihiliste, vous ne la saviez pas ?!! relisez-le)
C’est
frappant, je me souviens, dès la toute première scène où les deux
filles
parlent ensemble du jeune homme, en disant « ah il est toujours
seul, il
paraît qu’il est orphelin, etc. » mon commentaire
a été immédiatement : elles aussi elles
sont seules ! je crois voir de manière palpable une vitre de verre
blindée
entre eux-deux, tout à fait. Et la suite n’a fait que confirmer mon
impression.
En fait les seuls personnages qui ne participent pas de ces mentalités
délétères et perverties par les habitudes de vie et d’être modernes ce
sont,
bien sûr, les deux vieux parents du jeune homme (qui n’est pas du tout
orphelin
en réalité), on dirait des martiens débarqués d’une autre
planète ! la
planète du monde d’il y a un demi-sièclee, du temps où il y avait
encore des
pays, et une société, et une vie, et des individus, dans ces pays. Tout
ça a
été remplacé par la mort, capitaliste et politiquement correcte.
Moderne quoi…
Tu
vois comme j’avais raison, et que ce n’était pas des paroles en l’air
quand je
résumais cette société actuelle comme le règne de la mort, et de la
Secte des
Adorateurs de la Mort (ah oui ! il y a aussi celle qui fait des
« cours de psychopédagogie », tout y est !), et pas
seulement
pour ce qui est de l’avortement et de l’euthanasie, de l’athéisme
obligatoire
d’état, et les guerres à W Bush et les arbres qu’on abat si
compulsivement, et
impavidement, avant que ça soit aussi les gens, mais TOUTE la société
actuelle,
c’est presque palpable, est une société qui ne révère, ne tolère, et
n’engendre
que la mort.
Et,
le réalisateur est très pensé et très fin) jusqu’aux décors, le décors
peut-être parle plus que les gens ; Par exemple ces salles
sinistres au
possible (à l’image de la société, de ses institutions, forces,
rapports
sociaux, idées) aux murs tout nus et tout blancs avec des casiers
(fermant à
clé !) des portes à vitres blindées, on dirait une morgue. Pas
étonnant
que leurs âmes se mettent à ressembler au lieux où ils vivent,
normal !
Habiter dans des gourbis de torchis et de chaume dans le tiers monde
serait
moins désagréable, moins inconfortable, et moins pénible !
« Se é culto é mais
livre »
(Abel
Prieto)
« Et
des vents inconnus
viennent me caresser,
Et je voudrais
saisir le monde et
l’embrasser. »
(Lecomte de Lisle)
« Lumîr,
passionnément :
-
C’est vrai que tu ne peux te passer de moi ? Dis –le encore !
C’est
vrai que tu ne peux te passer de moi ? Pour de bon, Ah ce n’était
pas long
à dire ! C’est une chose courte mais elle tient tout le bonheur
que l’on
puisse avoir. »
(Claudel)
« Je crois
surtout qu'il faut à la fois cesser de faire confiance aux grands
médias, ce
qui maintenant semble assez largement acquis, mais aussi cesser
d'attendre des
grands médias qu'ils se réforment. Ils ne se réformeront pas. Leur
objet n'est
pas de nous informer, en tout cas de moins en moins. »
"Estamos ante un verdadero
conflicto frontal entre las grandes corporaciones transnacionales y los
estados. Éstos aparecen interferidos en sus decisiones fundamentales
-políticas, económicas y militares- por organizaciones globales que no
dependen
de ningún Estado y que en la suma de sus actividades no responden ni
están
fiscalizadas por ningún Parlamento, por ninguna institución
representativa del
interés colectivo. En una palabra, es toda la estructura política del
mundo la
que está siendo socavada. "Los mercaderes no tienen patria. El lugar
donde
actúan no constituye un vínculo. Sólo les interesa la ganacia." Esta
frase
no es mía sino de Jefferson ".
Salvador
Allende,
Asamblea General de la ONU, 5 diciembre de 1972
“Debating
Imperialism is a bit like debating the pros and cons of rape.” (Arundhati Roy)
“Estos resultan
principios importantes
para el orden mundial, similares a los de la Mafia, a los cuales el
orden
internacional tiene algo màs que una semejanza casual.“
(Noam
Chomsky)
(comparez
US aux
Philippines et SS nazis en Urkraine):
"Talk
about war being 'hell,' this war beats the
hottest estimate ever made of that locality. Caloocan was supposed to
contain
seventeen thousand inhabitants. The Twentieth Kansas swept through it,
and now
Caloocan contains not one living native. Of the buildings, the battered
walls
of the great church and dismal prison alone remain. The village of
Maypaja,
where our first fight occurred on the night of the fourth, had five
thousand
people on that day, -- now not one stone remains upon top of another.
You can
only faintly imagine this terrible scene of desolation. War is worse
than
hell."--Captain
Elliott, of the Kansas Regiment,
February 27th 1899 (Conquête des Philippines par les USA)
(association: « non à Big
brother »)
"Were
the indigenous people of Latin America to charge compound interest [for
the
wealth sucked out over centuries]... Europe would owe them a volume of
gold and
silver which exceeded the weight of the planet." (Georges Monbiot)
« Il y a quelques années, j’avais écrit que le paradigme politique de l’Occident n’était plus la cité, mais le camp de concentration .” (Giorgio Agamben)
"and when things went wrong he
could
solace himself with a plunge into the Socialist movement. Since his
life had
been caught up into the current of this great stream, things which had
before
been the whole of life to him came to seem of relatively slight
importance; his
interests were elsewhere, in the world of ideas. His outward life was
commonplace and uninteresting; he was just a hotel-porter, and expected
to
remain one while he lived; but meantime, in the realm of thought, his
life was
a perpetual adventure. There was so much to know – so many wonders to
be
discovered! »
(Upton Sinclair /« The
Jungle » ; 1906)
Une nouvelle "Gazette de Hollande":
qui règne sur l'Internet, pour poursuivre la saine et indispensable croisade
de ces inconnus contre les imbéciles et les salauds. Ne nous privons pas de
dire gaillardement tout haut ce que nous sommes de plus en plus
nombreux à penser tout bas."
".Nulle
tyrannie plus terrible que la tyrannie convaincue d'être la
gardienne désintéressée du peuple.
En effet, le mal que peut faire un
tyran cruel de sa nature est limité au
domaine de ses intérêts personnels
et de sa cruauté; mais le tyran honnête
et qui obéit à des raisons
supérieures, celui-là peut faire un mal sans
limite."
(Arthur Koestler, Spartacus)
(cf l’Eglise
au Moyen-Age, les communistes, la DDASS, etc)
Un "mot" prononcé au XVIème siècle, mais qui devient de plus en plus
d’actualité ! : « Une personnalité congolaise à qui l’on décrivait la
législation portugaise demanda ironiquement à son interlocuteur : « Et
comment punit-on, au Portugal, celui qui pose les pieds par terre. » »
(source: "Une histoire populaire des Etat-Unis" par Howard Zinn)
« Nous
habitons les ruines d’un monde révolu et portons les deuils de tous ses
héritages. J’écris pour signifier ma gratitude éplorée. J’écris dans
une
mélancolie sans fond la chronique de l’irréparable. » (Denis
TILLINAC)
"mon
seul pays fait 6 pieds de
haut, et que cela me plaise ou non, je
mourrai pour son indépendance".
(Norman Mac Caig)
" - Dire que quand nous serons grands, nous serons peut-être aussi bêtes qu'eux!"
(Louis Pergaud)
« Grâce à tous les fous que j’ai rencontré
je suis tout près de la vérité. »
(Bernard Dimey)
« Los editores de discos tal cual son, sólo merecen una cosa : desaparecer.
Son arogantes crueles y no merecen continuar. »
(Richard Stallman)
par le Professeur Antoine COURBAN, de Beyrouth :
: "… Nous habitons les
ruines d’un monde révolu et nous portons les deuils de tous ses
héritages. J’écris pour signifier aux civilisations défuntes ma
gratitude éplorée…[…]. J’écris dans une mélancolie sans fond la
chronique de
l’irréparable ".
(Denis Tillinac)
la dépersonnalisation
qu’il croit percevoir dans la
modernité actuelle le
fait profondément souffrir car l’humaniste
est, par définition,
solidaire de tous les hommes, passés,
présents et à venir.
Les mortels, sortis de
l’Histoire, voudraient un
espace vital clean mais
sans toutefois renoncer à la croissance.
Autant imaginer l’enfer
sans le diable.
mais c’est le combat de
Cyrano qui, au moment de
mourir, pourfend l’air de son épée en
maudissant, pour une
dernière fois, la sottise.
La nostalgie, en ce
monde de
muséïfication, a
elle aussi ses marchands et ses tour operators.
Tillinac fait ce constat
implacable : " L’apparition de ce
personnage fumeux –
l’animateur culturel – aura coïncidé avec
la prolétarisation du
professeur, le dépérissement des modes de
transmission […] et la
vacuité intellectuelle des élites sociales. "
Comment s’étonner dès
lors que les grandes écoles aient cru bon
ou politiquement correct
de rajouter des aperçus de culture
générale aux programmes.
" Ces placebos lyophilisés rejoignent
les animations fomentées
à tout escient pour meubler le vide
mental…Le culturel est le
fossoyeur du sens, le bateleur du
chaos, le clown du
capitalisme, son aumône aux orphelinats de
l’humanisme […] quelques
journées consenties au livre, à la
musique, à la poésie, au
patrimoine, comme le Moyen Age en
sacrifiait
aux fous lors des carnavals ".
Dans ce monde
politiquement correct,
l’humaniste se sent à
l’étroit, voire de trop. Sa douleur ne
pourra être partagée que
dans des réseaux fermés. La culture
humaniste risque bien,
pour longtemps, encore, d’être affaire
d’initiés et de circuler
sous le manteau. En attendant,
rassurons-nous, l’ordre
règne dans le champ des idées
(ethnocentrisme) :
« Poste
la
admiralo rakontis al ni, ke loĝantoj de la insulo, sur kies
sabla bordo
estis
trovita la vazeto, ekvidinte ĝin,
montris timon
kaj
respekton. Enketitaj, ili, ne sciante lingvojn, plaĉajn al
Dio, »
« La sodomie pas les
fusils, la fellation pas les canons ».
(slogan
lancé dans une manifestation)
(pri la iraka milito de
2003:)
« Pour longtemps ce qui restera dans la mémoire des
peuples c'est que la France a préféré le droit à la force brute". (Jean-Luc
Mélenchon)
"Aucun aspect de cette
guerre n'est de nature à me
réjouir. Son déclenchement a ruiné la légalité internationale. Son
accomplissement a conduit à des violences inouïes. Son achèvement est
une
espèce de chèque en blanc délivré aux Américains et aussi aux Anglais
pour
continuer dans la voie qu'ils ont choisie: décider seuls du bien et du
mal dans
le monde entier" (idem)
« On
ne saurait
jamais contempler Dieu directement en l'absence de tout support
(sensible ou
spirituel), car Dieu, dans Son Essence absolue, est indépendant des
mondes. Or,
comme la réalité (divine) est inabordable sous ce rapport (de
l'Essence), et
qu'il n'y a de contemplation (shahâdah) que dans une substance, la
contemplation de Dieu dans les femmes est la plus intense et la plus
parfaite;
et l'union la plus intense (dans l'ordre sensible, qui sert de support
à cette
contemplation) est l'acte conjugal. » (Ibn-Arabi)
« Je
suis convaincu que la seule façon d’en finir avec la pauvreté, c’est de
donner
le pouvoir aux pauvres, non de leur faire l’aumône. De leur donner le
pouvoir
de prendre des décisions et de promouvoir leur propre solution, une
démocratie
participative, un nouveau modèle économique, de démocratie économique
et de
redistribution équitable du revenu national. » (Hugo Chavez)
« on surévalue le
bon sens » ( Jonah Mungoshi (Zimbabwe)
When a
cannibal was told that 20 million people were killed in World War II,
he said,
"what a waste of food!" (P.K. DORAISWAMY)
"Il faut appeler Grecs
ceux qui
participent à notre culture, plutôt que ceux qui participent à notre
sang".
( Isocrate, dans
son Discours
panégyrique )
Citation historique,
mais aussi avertissement à relativiser tout triomphalisme
technologique :
Dans l’antiquité les
grains furent pendant de siècles moulus à la force des mains (des
femmes) dans
des mortiers ; jusqu’à ce qu’on INVENTE le moulin à eau.
Commentaire et
vision contemporaine de la chose :
« Libérez vos mains de la meule, ô filles qui, naguère, broyiez le grain. À vous désormais les longs sommeils, même si le coq annonce le jour, car Déméter, déesse des moissons, a chargé les nymphes du travail dont s'acquittaient vos mains. Elles se précipitent du haut d'une roue; elles font tourner l'axe, qui, par des vis d'engrenage, meut le poids concave des meules de Nizyra. Nous goûterons la vie de l'âge d'or, si nous pouvons apprendre à savourer sans peine les oeuvres de Déméter. »
2
000 ans plus tard, en 1887 Edward Bellamy se disait que :
« It appears to me, miss Leeke –I said- that if we could have devised en arrangement for providing everybody with music in their home, perfect in quality, unlimited in quantity, suited to every mood and beginning and ceasing at will, we should have considered the limit of human felicity attained, and ceased to strive for further improvements.”
Or
ce que décrit Bellamy est actuellement réalisé. Est-ce que les gens ont
l’impressions de vivre dans la félicité ? (certains, peut-être) Et
renoncent-ils à d’autres améliorations ?
en
300 av J.-C. :
n
Là encore, l'attitude
d'Aristote est significative. Il
estime que la technologie et les sciences
appliquées ont
terminé leur tâche. Il n'y a plus rien à
inventer pour rendre la vie plus agréable et plus confortable, car « l'on
a
satisfait presque tous les besoins du confort et du raffinement social».
n
Les
sciences appliquées ayant épuisé leurs possibilités, Aristote invite
les hommes
libres et la jeunesse à s'adonner aux activités désintéressées, à la
science
spéculative et à la philosophie, « qui ne s'occupent ni des nécessités,
ni de
l'agrément de la vie »
- « Les découvertes sont devenus bien rares et il me semble qu’il y ait une sorte d ‘épuisement dans les observations et les observateurs. Nous sommes presques réduits à pleurer comme Alexandre, de ce que nos pères aient tout fait et n’ont rien laissé à notre gloire « (Montesquieu , discours d’ouverture de l’Académie de Bordeaux, …… en 1717 ! !….)
Le
mépris - de classe en fait plus que philosophique, Marx aurait raison
ici de
venir avec ses principes d’analyse - des lettrés de l’antiquité
envers les
techniques :
« De mon temps, écrit Sénèque, on a fait des inventions de cette espèce: des fenêtres transparentes, des tubes qui distribuent également la chaleur dans toutes les pièces d'un bâtiment; une sténographie poussée à un tel degré de perfection que celui qui écrit peut suivre l'orateur le plus rapide. Mais inventer de telles choses, c'est digne des plus vils esclaves; la philosophie vise plus haut. Elle ne se charge pas d'enseigner aux hommes à se servir de leurs mains. Le but de ses leçons est de former leur âme. Non est inquam, instrumentorum ad usus necessarius opifex. » Et, ironisant, Sénèque ajoute qu'à raisonner comme Posidonius, « on en viendrait à faire croire que le premier philosophe était un savetier »
« un bon jouet noir et
fraternel » (parlant d’un chien)
« Aman a
sus hijos extraordinariamente y no
les imponen ningún género de castigo »
· El amor que se alimenta de regalos siempre
está hambriento.
(Anónimo)
· A
batallas de amor, campos de plumas.
(Luis de Góngora)
« Je vous chanterai le Kama-Sutra
Je l’ai chanté sur l’Himalaya
Je sais bien que ce n’est pas sérieux
Mais c’est encore ce qu ‘on a fait de mieux.
(Bernard
Dimey)
« Si nos richesses ne servent pas à aider nos
parents, éduquer nos enfants et améliorer notre quotidien, à quoi
servent-elles ? » (Laurent
Cordonnier)
« el interés del neoliberalismo es
prácticamente eliminar los Estados » (Président
Hugo Chavez, en Argentine juin 2003)
« Vous
remarquerez au passage que le législateur condamne l’usage de la force
physique
mais que personne n’a jamais condamné l’emploi de l’argent comme moyent
de
coercition. Alors que les raclées permises par la force de l’argent
sont
infiniment plus douloureuses qu’un uppercut sous le menton.
Sans
compter qu’on en administre copieusement sans arrêt, aux quatres coins
de la
planète. »
(Algarath)
“Vi
Lesbia, demandas kiom kisojn mia koro bezonas por satiĝi ?
Ho, demandu
do, kiom
sabloj ardas en palma dezerto de Libio. Ho, demandu do, kiom steloj
ŝtele
rigardas. Tiom kisojn bezonas kor’ freneza.” (Mimo, 69 –
trad K. Kalocsay en “Tutmonda Sonoro, I, 164)
« Alie
odoras fojno por ĉevaloj kaj enamiĝintoj. » (S.J. LEC)
« he
was excitable and warmhearted……esger to enjoy everything that is
enjoyable »
( à propos de Cécil SHARP
)
“l’admiration est sans
doute de tous les sentiments
qui agitent notre cœur, le plus exaltant , le plus pur.” (Gabriel Matzneff)
« L’hellénisme
n’a d’autres frontières que celles de l’esprit » (Constantin
Cavafy)
« La notion de «sécurité» est la plus vieille trouvaille des États agressifs. » (Darren Ell)
« tant
que je peux parler à ma sœur de nos souvenirs d’enfance, je vais bien,
mais
quand l’une de nous « disparaîtra » ce ne sera plus la peine
de vivre
parce que les souvenirs, c’est tout ce qu’on a au monde et si on ne
peut
plus les partager, mieux vaut mourir ; »
(Catherine BAKER)
« ceux
qui font ça parce que c’est plus aseptique que de sourire à sa mère ou
de
caresser un chien, qui préfèrent pleurer en cri primal que sangloter
sur le
ventre de qui on partage la misère, ceux qui se thérapisent pour se
consoler de
tout, ceux-là ont perdu le sens du combat. ». (Catherine BAKER)
Au
cours de mes
reportages pour Le Nouvel Observateur, je me suis rendue compte que la
chose
importante, c'était la psychologie des gens et non pas les grands
discours
politiques superficiels. Je n'avais pas la place d'en rendre compte
dans mes
articles, alors j'ai eu envie d'écrire des sagas
(Kénizé
Mourad)
Avez-vous déjà pleuré en écrivant vos livres?
Oui, beaucoup. C'est pour cela que je voudrais que les autres pleurent aussi. Je ne trouve pas normal d'être la seule à pleurer!
(Kénizé
Mourad)
Quel
est votre rapport avec l'argent?
Très amusant. Je n'avais jamais gagné davantage qu'un salaire normal. Tout à coup, avec le succès de mon livre, j'ai touché le jackpot. Je me suis sentie terriblement coupable, par rapport à mon éducation et à mes anciennes valeurs gauchistes. Alors, j'en ai donné et j'en ai perdu beaucoup avant d'apprendre à m'en servir, simplement
idem :
« Le
courage, ce n'est pas d'être correspondante de guerre, mais de bien
vivre la
vie quotidienne. De rester vivant dans une société qui est un peu
morte. « (ça ! en
effet elle a bien touché le
problème)
« Pour
elle, la bonté était la somme de toutes les
perfections et le reste ne compteit guère ; car il y a beaucoup de
clefs
pour ouvrir le cœur des hommes, tous différentes. Ainsi pour conquérir
Kit, il
suffisait d’^etre léger, brillant et gai, de voir le côté amusant de la
vie ; pour Govind, il fallait dire « j’appartiens à ma patrie
– elle
est mon père et ma mère », à partir de ce moment-là, il était
votre
esclave ; pour Prmala, la bonté était la seule réponse, elle n’en
demandait pas plus. »
Kamala
Markandaya
« Le
dirai-je ? Si j’ai une âme, je le dois aux
bêtes »
(Elian-J.
FINBERT, « Noâra » page 9)
“Já não
somos uma potência do status quo, respeitosa do direito internacional.
Tornamo-nos uma potência revisionista, uma potência fundamentalmente
oposta ao
mundo tal como ele está organizado, à semelhança da Alemanha nazista,
do Japão
imperial, da Rússia bolchevique ou da China maoísta.”
(11/6/2004:
Chalmers Johnson, professor da Universidade da Califórnia e
ocasionalmente
consultor da CIA)
„Poderoso
caballero es Don Dinero“
(Quevedo)
“… la mère qui ne connait d’autre justice que le pardon, ni
d’autre loi que
l’amour.”
(Miguel de UNAMUNO)
« Je veux enseigner l’amour du ”je ne sais pas”,
merveilleux, créateur. »
(Janusz
KORCZAK)
”Where we love is home -
home that our
feet may leave, but not our hearts.”
(Oliver Wendel
Holmes)
„N’est si granz
eise, ce me semble,
Comme d’omme et
de femme ensemble.„
(Robert
de boron)
« on ne comprend souvent vraiment bien un problème qu'après avoir implanté une première solution. La deuxième fois, on en sait parfois assez pour le résoudre correctement. Ainsi, si vous voulez faire du bon travail, soyez prêt à recommencer au moins une fois. «
(Eric S.
Raymond)
« Le premier mystère c’est pourquoi est-ce qu’il y a quelque chose ? Et le deuxième aussi grand que le premier : pourquoi est-ce que je suis ici en train de penser ? » (Aimé Michel) moi et pas quelqu’un d’autre, pourquoi est-ce que c’est moi qui existe ?! C’est ça la seule question importante, tout le reste c’est de la couille !
« Qui m’aime se
dévêt. »
(Jeanne
Archet)